lundi 1 septembre 2014

La Wima recherche une présidente bénévole

Je m’appelle Sophie, je suis membre de la Women's International Motorcycle Association appellé également WIMA.

Tout a commencé un peu par hasard en 2003 sur les routes du sud de l’Angleterre. J'ai aperçu un groupe de motards. Et quelle fût ma suprise lorsque, en retirant les casques, je découvrais que c'était des femmes. Je n'étais pas habituée à ce que des femmes roulent en groupe. L'une d'entre elles m'a proposé de me joindre à elles. Sans réfléchir, j’ai suivi les motardes de la Wima Allemagne, comme si c’était un espace familial pour ne pas dire familier.
L’année suivante je rejoignais la Wima France en tant que membre tout d’abord jusqu’en 2008 où je suis devenue présidente.

Pourquoi avoir rejoins la Wima ?

D’abord parce que je me suis identifiée à toutes ces motardes qui ont su comme moi se diriger vers une activité pas spécialement de « filles ».
Ensuite parce que voyager à moto est juste un moment d’évasion, d’aventures et de rencontres.
Enfin parce qu’à la Wima on y parle allemand, anglais, français, japonais, américain, suédois, etc., on est pauvre, on est riche, on est blanche, on est noire, hétéro, homo, mère mais pas forcément, bref une richesse, une diversité.

Certaines femmes viennent seules, d’autres viennent avec leurs clubs de sport ou de moto… d’autres avec leur compagne, d’autres avec leur compagnon et d’autres avec leurs enfants. C’est un espace sans frontière où les différences sont gommées, où les masques sont levés et où la tolérance est le maître mot. Un espace de jeu, de loisirs, de vacances, un espace de rencontre. Un feu de camp, une musique nous entraînant sur une piste de danse, un parcours à préparer, une bière bien sûr, des échanges à n’en plus finir, des virolos en masse, des paysages infinis et des cols Suisse à franchir, spacieux et enneigés qui nous glacent tout en nous émerveillant.

Des histoires à raconter au retour, quand tout le monde tire la gueule au boulot et que nous on a été dynamité (même si on a la Wima blues) par une expérience assez délirante : cette année, en Pologne, un fils que j’ai connu tout petit il y a 10 ans, nous a joué avec ses deux mères un air improvisé avec un groupe de britannique. C’était vraiment très chouette et très drôle, on a aussi les grands classiques : Le linge qui sèche mal parce qu’il pleut, une tente qui s’envole à cause du vent, un portable qui est resté miraculeusement sur l’arrière de la moto pendant des dizaines de km d’autoroute sans tomber, des fous rires qui font mal au ventre, des dialogues très limités parce qu’on comprend très mal la langue de l’autre etc.  Mais aussi et ça, c’est très fort, de longues et lointaines amitiés à travers un réseau mondial qui n’est pas que virtuel. 20 pays, 3000 membres. Et des pionnières qui dans les années 50 nous ont offert un cadeau qu’aujourd’hui nous partageons toujours avec la même passion, avec la même chaleur humaine.

Après 6 ans de bons et loyaux services, j’ai pris la décision de quitter la présidence et je suis aujourd’hui membre de la Wima Belgique pour continuer à rencontrer ces femmes formidables.

Voilà donc l’objet de mon propos. Si quelqu’une se sent l’âme pour reprendre la Wima France, tout est à construire. Table rase et tout neuf. Une belle association à mettre au goût du jour de la femme qui aura l’envie de poursuivre cette belle aventure qui perdure depuis 64 ans et dont je serais fière de passer le relais.

De mon époque, je suis partie de quelques membres, sans un sou et sans statut. J'ai créée l'association dont la cotisation annuelle est à 10 euros, n’ayant aucune expérience et étant présidente un peu « au petit bonheur la chance », je n’y connaissais rien mais l’union fait la force. Si vous pouvez, venez avec votre groupe, il faut du monde, surtout pour organiser une Wima international en France. La dernière était ... il y a vraiment très longtemps, dans les années 80 ou 90.

 Alors avis aux amatrices d’aventures et de belles rencontres !


La Wima a été et demeure toujours une des plus belles découvertes de ma vie.

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